Miossec, tonnerre de Brest !

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Le chanteur breton célèbre les 25 ans de son premier album culte en le rejouant sur scène dans l’ordre des chansons afin d’en restituer le parfum d’origine. Retour sur un début de carrière tonitruant.

Le chanteur breton célèbre les 25 ans de son premier album culte en le rejouant sur scène dans l’ordre des chansons afin d’en restituer le parfum d’origine. Retour sur un début de carrière tonitruant.

Nous sommes en 1995. La musique n’est pas encore dématérialisée. Le streaming et le MP3 sont encore à l’état d’embryon. A Brest, c’est une cassette audio qui se propage à vitesse grand V dans les bars, les facs et les soirées. Deux mots y sont inscrits qui passeront à la postérité : « Miossec » et « Boire ».
Treize titres qui vont bouleverser à jamais l’histoire de la chanson française. Ces chansons rageusement acoustiques ont fait bouger quelques lignes et ont inspiré plus d’un. On raconte par exemple que les débuts de Louise Attaque deux ans plus tard sont trempés dans la même encre, un mélange de sonorités celtiques et d’énergie rock anglo-saxonne.
Pourtant, Miossec avait envoyé la maquette de son album comme une ultime bouteille à la mer, lui qui était retourné vivre chez ses parents et qui se disait prêt à abandonner la musique. Il faut dire que sa trajectoire est atypique : il a notamment travaillé comme peintre en bâtiment à Paris, désamianteur de bateaux ou journaliste musical pour Ouest France.
L’album attire l’attention d’un journaliste reconnu qui le place en coup de cœur dans le magazine Les Inrockuptibles. La machine est lancée. Miossec signe un contrat avec le label bruxellois PIAS et réenregistre son album à partir de sa maquette. Il va en écouler plus de 100 000 exemplaires. Par la suite, Juliette Gréco, Jane Birkin, Johnny Hallyday, Alain Bashung, Stéphan Eicher vont faire appel à lui pour puiser dans son vocabulaire aussi romantique qu’écorché vif.

Ce premier disque qu’on peut qualifier de « folk énervé » a marqué les esprits. Musicalement, surtout, puisqu’il a prouvé qu’avec seulement des guitares sèches et pas de batterie, on peut quand même faire gronder le tonnerre. « J'ai l'impression qu'à l'époque de l’album, beaucoup de gens ont arrêté leur groupe de rock pour se mettre à la chanson française », analyse Miossec dans une interview.

25 ans plus tard, il a décidé de se lancer dans une relecture complète de « Boire », sous la lumière du jour, malaxé, réarrangé de fond en comble, arrosé de quelques inédits composés avec sa compagne, la violoniste Mirabelle Gilis.
Les chansons sont présentées avec quelques mots, quelques histoires très courtes sur lesquelles viennent se greffer les chansons écrites pour les autres, celles qui font écho, celles qui les prolongent, comme des extensions, des contre-chants.

Mais alors comment expliquer que ces chansons se soient imprimées si durablement dans l’esprit de ses auditeurs ? « Boire est un disque breton mais aussi profondément un disque brestois, explique le chanteur. D’abord, parce qu’on chante à Brest. A la fin d’un banquet, il y a toujours un mec qui se lève pour entonner quelque chose. Ce disque, il sent le bistrot. Une atmosphère un peu spéciale, avec du bruit, de l’alcool, des clopes… C’est Brest. C’est ma ville. C’est aussi la Bretagne ! »

Miossec
Samedi 11 décembre – 20h30
24 / 20 / 16 euros

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Infos pratiques

  • Date

  • Heure

    20h30

  • Thématique(s)

    Culture & loisirs, Musique

  • Réservation
  • Tarifs et conditions d’accès

    24 / 20 / 16 euros