Comment reconnaître et éviter la prolifération du moustique tigre

Installé depuis de nombreuses années dans l'Océan Indien, le moustique tigre s'est développé en métropole de manière significative depuis 2004. Il est désormais présent dans 42 départements, dont l’Indre en région Centre-Val de Loire.

Le moustique tigre a également été détecté de manière ponctuelle en 2017 dans les départements du Cher et du Loir-et-Cher, sans qu’une installation pérenne ne soit constatée.

Sa capacité à être "vecteur" du chikungunya, de la dengue ou du zika, en fait une cible de surveillance
prioritaire, pour l’ARS et ses partenaires, durant sa période d’activité en métropole du 1er mai au 30
novembre de chaque année.

Comment reconnaître et signaler un moustique tigre ?

Le moustique Aedes albopictus est un moustique originaire d’Asie. De très petite taille (5 à
7 mm), il se distingue des autres moustiques par sa coloration contrastée noire et blanche, d’où son
appellation commune de "moustique tigre".

Il se développe majoritairement en zone urbaine, terrain propice à sa reproduction et se déplace peu au cours de sa vie (une centaine de mètres autour de son lieu de naissance). Il "utilise" les transports
routiers et ferroviaires pour se propager, ce qui explique sa remontée progressive sur le territoire à
partir des départements du sud de la métropole.

Ce moustique est particulièrement nuisible : ses piqûres interviennent principalement à l’extérieur des
habitations, pendant la journée, avec un pic d’agressivité à la levée du jour et au crépuscule.

L’État surveille l’installation du moustique tigre en Indre-et-Loire grâce à un réseau de 22 pièges
pondoirs répartis sur 5 communes. L’opérateur en Indre-et-Loire est l’Entente Inter-départementale
pour la démoustication de la Méditerranée.

L’ensemble de la population peut également participer à la surveillance de cette espèce afin de
détecter précocement son installation et de mieux connaître sa répartition. Il s’agit d’une action
citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place.

Des gestes simples pour éviter la prolifération

La façon la plus efficace de se protéger, c’est d’évacuer les eaux stagnantes et/ou de supprimer
physiquement ces gîtes larvaires.

Chacun peut agir en prenant en charge la destruction mécanique des lieux potentiels de ponte :
- enlever tous les objets abandonnés dans les jardins, les parcs ou sur les terrasses qui peuvent
servir de récipient,
- couvrir les réservoirs d’eau avec une moustiquaire ou un simple tissu,
- vider une fois par semaine les soucoupes, vases, seaux…
- remplir les soucoupes des pots de fleurs avec du sable ou une éponge qui, une fois mouillés
permettent l’arrosage,
- vérifier le bon écoulement des eaux de pluie (gouttières, toits – terrasse…),
- entretenir les espaces verts : élaguez, débroussaillez, taillez, ramassez les fruits tombés et les
déchets végétaux, réduisez les sources d’humidité.
- surveiller et traiter dès leur mise en eau les gîtes présents sur la voirie et les espaces publics.

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d’éliminer durablement les
moustiques. Il est donc nécessaire de limiter leurs lieux de ponte et de repos.

Toutes les informations utiles sont sur :

Le site de l'Agence Régionale de Santé en Centre-Val-de-Loire

Le site du Ministère des Solidarités et de la Santé

Les services en ligne
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