François-Xavier Chanioux - Résidence aux Rives

 

FRANCOIS-XAVIER CHANIOUX EN RESIDENCE DU 14 OCTOBRE 2013 AU 23 FEVRIER 2014

Décomposer – Recomposer – Composer… Imaginer.
Voici en quelques mots ce que fait François- Xavier Chanioux quand il s’attelle à des œuvres.

La force de toute chose, de toute idée ou forme n’est pas dans l’objet tel qu’on le perçoit. Elle se situe quelques instants auparavant. Quelques millièmes de secondes avant, lorsqu‘ elle se construit, lorsqu’ elle transite par notre esprit.
C’est dans cet espace que se crée le mouvement, ou plutôt l‘idée de mouvement. Cette idée est une projection de l’esprit, une projection de ce qu’il devrait y avoir.
Inspiré par le furtif et l’immatérialité, cet artiste s’intéresse aux phénomènes optiques propres à la photographie et à la vidéo. Il filme l’imperceptible, le fugace, le presque immatériel qui compose les mouvements perçus de par notre vision.
Il donne à cet instant là le mot d’« Image Mouvement »
Pour tout vous dire, il voit par là du mouvement dans la continuité de formes figées. En découpant l’image et les séquences,  il matérialise l’enchaînement de mouvements fixes crées par anticipation par le cerveau.
Il fabrique une image fixe en travaillant sur la transition. Les images peuvent être abstraites et  dénuées de sens rationnel mais donnant pourtant un sens à la réalité. Cela représente l’image mentale du mouvement.  Il y a dans ce flux, un jeu, une respiration dans laquelle il s’engouffre. L’espace plastique qu’il aborde est l’espace qui existe entre les instants et entre ces états.
Entre la réalité donnée et sa transformation passée ou prochaine.
L’entracte, ou plutôt l’entre-acte serait l’étape de mutation des événements perceptibles ou des processus perceptifs. L’étape de construction du réel, moment charnière ou il bascule de l’imperceptible au discernable.

Il tente d’interroger notre perception du réel et d’explorer l’ambiguïté cognitive entre la fiction et la réalité. L’éphémère, l’instantanéité, l’écho, la vitesse, les distorsions et la persistance rétinienne sont au cœur de ses préoccupations.

Créer une nouvelle image à part du reste.
Créer une fluidité dans notre mental nous donnant l’impression de changement dans l’espace.
Multiplier les séquences, les images, les idées allongent les perceptions et créer une longueur.

L’image mouvement n’est  pas forcement palpable et identifiable mais est complémentaire et déterminante pour créer une ampleur.

Le non-sens participe à cette construction logique.

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