Cecile Bisciglia - Résidence à l'Annexe

 

CECILE BISCEGLIA - RESIDENCE DU 23 DECEMBRE 2013 AU 2 FEVRIER 2014

« Procéssion domestique »
Fonctionnant à l’envie, Cécile Bisciglia développe dans la série « Procession domestique », des imposants portraits au bic, un véritable exercice de maitrise du dessin. Pour autant, si la fidélité du trait et du geste restent sans équivoque, la place du sujet garde un rôle décisif. C’est par la perfection de sa technique et par l’ampleur du modèle que l’artiste sublime le discours. La monumentalité permet de placer le spectateur au pied des portraits et la maitrise académique du dessin libère le regard d’une certaine subjectivité. Dans un même temps, si le stylo à bille tend à s’effacer, il permet de laisser toute la place à celui que l’artiste veut représenter. Pas de couleur, maîtrise de la technique, le but reste la valorisation d’un regard, d’une gueule.
Les toiles de Cécile Bisciglia font le lien entre l’homme et la bête, elles humanisent l’animal sans le caricaturer, simplement en magnifiant le potentiel de l’œil animal contemplé par celui du spectateur. La mise en exergue du travail de l’artiste, par des dessins minutieux de deux mètres par deux mètres, apparaît alors comme un manifeste artistique, un argumentaire patient et réfléchi à la gloire du dessin mais surtout à celle du sujet.

« Vandalisées »
En parallèle de ce travail au bic, Cécile Bisciglia nous dévoile une production aux techniques diverses qui montre le regard d’une artiste contemporaine sur l’Histoire de l’Art, des grands classiques aux petites révolutions : les « Vandalisées ». Ce travail dont le titre évoque un acte de destruction demeure un acte créatif autant que récréatif et nous présente une multitude de références chères à l’artiste. Repeignant, gribouillant, maltraitant certaines de ses propres toiles, citant des œuvres de congénères plus ou moins célèbres, l’artiste reprend les rênes de la création, de la sienne comme de l’immuable, y fonde sa réflexion comme elle la corrompt, donnant à son travail - où hommage et ironie font bon ménage - une myriade de pistes de lecture.
« Des grands formats qui nous envahissent"
où les regards de ces êtres nous percent, nous observent. Ils sont là prennent le dessus sur nous. Entre beauté, étrangeté, rebus de l’animal, Cécile Bisciglia questionne la place physique de l’homme autant d’un point de vue des représentations que du choix du format, nous obligeant à remettre en cause la distance physique et culturelle entre l’animal et nous- même.
Ce regard sur le bestial, est rompu et magnifié par des dessins aux stylo Bic. Cette approche sensible et multiple de la ligne donne à la fois son caractère réaliste mais aussi sublimé où le moindre détail est donné a voir et a percevoir. Entre visible et invisible, les lignes discutent entre elles , imposant leurs présences. Chez Cécile Bisciglia, la virtuosité des lignes donnent forme, amenant à regarder autant le sujet que le médium ».
Ben B.

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